Partie faire un long voyage sans retour en juillet 2003, Guylaine Roy, alias Mimosa, nous a laissé pour un monde meilleur.

 


À la mémoire de ma fille Guylaine.

COMME UNE FLEUR

Privée de ta présence …
Habitée par ta présence,
Comme les fleurs qui jaillissent
Et les arbres qui me surveillent ;
Toi, ma fille partie vers l’Au-delà.

Je dépose mes confidences
Dans l’Invisible…
Elle surgit
Dans mon jardin de tendresse.
Émergeant des bouquets diaphanes
D’un amour inaltérable.

Ta petite étoile,
Ma petite-fille navigue dans ma vie
Au gré des apprentissages
Toujours nouveaux,
Épanouissants,
Insolites parfois.
La beauté de l’environnement
Me renvoie des images.

Toi, ma belle artiste, envolée trop tôt.
Vision nouvelle à travers eux :
Eux, artistes des doigts,
Toi, artiste des gestes et de la parole.

Pins aux bras tendus vers le ciel,
Symbolisme de vie.
Fleurs aux formes irréelles,
Tableaux, créations des hommes :
Tout me semble
Un témoignage à ma fille Guylaine,
Qui revit à travers les œuvres artistiques.

Hommage à la beauté
Hommage aux talents
Hommage à la créativité célébrée.

Réjeanne Veilleux août 04


Peu de temps après le décès de ma fille Guylaine en 2003,
un soir dans mon lit, j’ai ressenti clairement sa présence.

VISITE DE L’AU-DELÀ

Paysages suspendus dans la noire plaine bleutée.
Étranges visions,
Exorcisantes
Qui pénètrent dans mon corps de rêve.

Au-delà du portail du sommeil,
Gardé par les anges,
S’étendent des contrées de merveilles
Qui verrouillent la grisaille terrestre
Et dévoilent un pays sibyllin.
Les planètes roulent dans la nuit
À travers l’embrun des nuages transis.

Attente !
Flammes éthérées,
Vaporeuses, voluptueuses
Qui lavent mes pensées.
En promenant l’onde de l’oubli.
Attente !

Vent de douceur
Venu de la voûte azurée
Me tient en alerte.
Survient une visiteuse …
Elle drape mon corps de rêve.
Elle m’offre un dialogue
Muet
Et un amour d’au-delà du voile,
Enveloppant, indéfinissable,
Sans geste.

Rayon de présence dans mon lit de tristesse.
Je glane cette ineffable consolation,
Qui enflamme la froideur de ma nuit.
Un sourire transcendant s’échappe de mes lèvres.

Reste,
Reste, sommeil complice …
Mais le jour impose sa contrainte
Convoquant l’amère réalité.


Poésie onirique. Ma fille Guylaine Roy décédée à l’âge de 36 ANS, en 2003,
est venue me voir en rêve.
J’ai senti clairement la chaleur de ses bras
et je me suis réveillée en souriant m’a dit mon mari.
Réjeanne Veilleux 19-10-03


HOMMAGE À MA FILLE


Dans un silence apprivoisé
Ta présence m’habite.
Es-tu dans ce chêne
Qui m’habille de ses feuilles dentelées?

Es-tu là-bas …
Là-bas dans ce petit érable
Aux deux bras tendus?
Habites-tu cette beauté calme et tranquille,
Ou la sérénité de ce firmament sans nuage. ?

Es-tu ici
Dans le gazouillis de cette eau cristalline
Qui se plait à courir sur les pierres de la rocaille ?
Es-tu dans cette fleur
Qui se cherche une place au soleil,
Es-tu ici mon ange ?…

Dans un silence apprivoisé,
Furtivement
La peine s’est éclipsée
Et j’ai vu la vie autour de moi.
J’ai contemplé la beauté de la vie.
Car tu es là ! …
Toujours !

Réjeanne Veilleux
Ma fille Guylaine décédée le 22-07-05 à 36 ans


MOMENT BÉNI AVEC MA PETITE-FILLE GAËLLE

Une fontaine
Gicle avec élégance
en arabesques de poussière d’eau
et de traînées de mousse d’un blanc immaculé
vers l’invisible des cieux.

Clapotis de l’eau
accompagne le gai marivaudage
des canards amoureux
glissant sur l’onde tranquille de l’étang ,
En arrière-plan ,
des fleurs aux coloris magiques.
attirent le regard.

Réminiscence …
Cette harmonie de couleurs et de sons
qui ravit mes sens
et cette paix qui m’enveloppe
me ramènent à mon dialogue d’hier
avec ma petite-fille de cinq ans, Gaëlle.

Elle est cette fontaine d’eau cristalline :
puissante dans son innocence,
pure et forte,
émouvante dans ses réflexions.
Elle me réitère ses questions existentielles
Dieu existe-t-il Mamie ?

Une soif de connaissances peu commune
une insistance,
une curiosité dévorante l’habitent.
Connaître l’essence des choses :
voilà l’aspiration profonde de tout être conscientisé.

« Comment a commencé le monde, Mamie ?
En haut, est-ce qu’ils nous voient ? »
Sensation de petitesse
devant la portée immense de mes réponses.
L’ampleur de l’âme de cette enfant me fascine
telle l’eau de la fontaine
sans cesse aspirée vers la terre
dans sa tentative d’Ascension.

Entourée de tant de beauté.
tout me ramène à l’essentiel.
La tendresse de ce petit ange,
l’amour entre les êtres
et l’Amour de Dieu
me réconfortent.

Richesses intangibles !
Moment béni de quiétude
exhalant la sérénité et le joie de vivre
abreuve mon âme.

Réjeanne Veilleux juin 04
Gaëlle est la fille de Guylaine.


Que mes autres poèmes vous procurent un moment agréable !    
Réjeanne Veilleux

http://net.addr.com/poesie/

J'ai créé ce site pour ma soeur Guylaine,
maintenant je le maintiens sur internet à sa mémoire...

Chantal Roy
chantal@eveil2000.com